Sur terre, les planctons produisent la moitié de l’oxygène que nous respirons. L’autre moitié de son oxygène, Camille Coomans la puise dans la poésie. Consciente et préoccupée par les inégalités, les dérèglements climatiques, la montée du masculinisme et du fascisme, elle tente de trouver un sens et un champ d’action via l’écriture. Elle cherche la beauté et la joie malgré « la vitre salie » qui s’est peu à peu installée face à son regard. Le plancton est un être passif mais pourtant absolument nécessaire à la survie de nombreuses espèces. Comme lui, la poétesse se sent impuissante mais son besoin de poésie la pousse à écrire et lui permet de se sentir vivante. Comment poétiser le monde et réenchanter son quotidien quand tout nous pousse à l’inverse ? En lisant la survie du plancton…
CAMILLE COOMANS est une poétesse bruxelloise, née un soir d’orage, en 1991. On dit d’elle et de sa poésie qu’elles sont infatigables, délicates à première vue, acérées de l’intérieur, pudiques mais très bavardes. Consumée (pour ne pas dire entièrement obsédée) par sa passion des mots, Camille multiplie les casquettes et aborde le territoire de la poésie par des chemins variés. Elle sort son premier recueil, Papier Cendre Vent, aux éditions maelstrÖm reEvolution en2024, et publie également de nombreux textes dans des revues et des livres collectifs. En parallèle, Camille donne des ateliers d’écriture aux quatre coins de la Belgique, écrit et performe des spectacles de spoken word, participe à des concours et des tournois de poésie orale, imagine des vidéo-poèmes, compose des chansons, et co-dirige la maison de micro-édition Ravages. Parfois, elle se dit que tout serait plus simple si seulement elle parvenait à se transformer tout entière en un gros poème bien vivant.


