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Offertoire rouge - Pierre Tréfois
 | ISBN : 978-2-87406-456-2 Nombre de pages : 114 Parution : 2009 Auteur : Pierre Tréfois Titre : offertoire rouge Collection : L'Arbre à paroles Format : 13 X 20 Prix : 12 € (frais d'envoi inclus)
| | | | |  | L'auteur Parfois poète, un peu peintre, souvent ironiste. En permanence : objecteur de barbarie et Communard à titre rétroactif (ce qui lui vaut d’être tenu pour le dernier membre encore vivant de la Première Internationale).
Publications :
L’histoire centrale, éd. du Snark L’anatomie sèche, éd. Tirtonplan La traite des idées noires, éd. Quorum Les Transmusicales de Drome la romaine, éd. Microbe Etre, par fétus interposés, éd. L’Arbre à paroles Tableaux de l’inconstance des anges, éd. des Vanneaux Au bonheur des dagues, éd. Gros Textes L’ellipsée, éd. Gros Textes Du chaos provisoirement établi, éd. Gros Textes A coordonné des ouvrages collectifs sur Pierre Autin-Grenier, Michel Pierre, Jean-Louis Rambour, l’autodérision et le somnambulisme.
| Le livre
On retrouve dans Offertoire rouge l’écriture baroque de Pierre Tréfois, où la plus haute fantaisie se combine à l’extrême gravité, la tendresse aux sarcasmes. Celui qui aime conjuguer «être, revenir et s’effacer à l’impératif ironique» ou «conserver avec les coelacanthes sur le Credo quia absurdum des fossiles» est un des grands poètes de ce temps, une voix qui se projette dans le risque du futur sur la base aérienne de Marc-Antoine Charpentier, de Jérôme Bosch, de Scève ou de Schnittke. Prose et vers brouillent leurs frontières et pollinisent les traces. Vibration dans l’âme, mise à feu de la pensée.
Pierre Romnée
Extraits
Un jour ce fut fini de fendre les fers invisibles, d’accorder mon violoncelle comme une vulgaire pioche à rêves, de coller des bonshommes d’avril au dos des poissons-scorpions.
Fini de courir après les battements d’ailes sur le bec du ciel ou d’éclore en chaperon de cire dans les caves d’un conte abandonné.
Ce jour où j’ai effleuré ta joue, la terre a bourdonné, toutes vignes confondues.
Tu étais, tu fus, tu es l’élan et l’orée, le clin d’azur – allegro misterioso.
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